Une femme au téléphone, assise à un bureau avec un ordinateur et une tasse, sur fond vert.
Une femme au téléphone, assise à un bureau avec un ordinateur et une tasse, sur fond vert.

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En psychiatrie, l’entrevue avec un tiers évolue

En psychiatrie, une partie importante du travail clinique se fait parfois autour du patient.

Un parent qui connaît son histoire.
Un proche qui observe ce qui se passe à la maison.
Un intervenant qui peut apporter un autre éclairage.

Ces échanges peuvent aider le psychiatre à mieux comprendre une situation, compléter l’information disponible et orienter sa démarche clinique.

C’est ce que reconnaît, en facturation médicale, l’entrevue avec un tiers.

Une intervention clinique à part entière

L’entrevue avec un tiers permet au psychiatre d’échanger avec une ou plusieurs personnes susceptibles de l’aider dans sa démarche clinique en raison de leur connaissance du patient.

Le patient n’a pas à être présent.

Et le tiers n’est pas nécessairement un membre de la famille. Il peut s’agir d’un proche ou d’un autre intervenant qui, par sa connaissance du patient, peut contribuer à la démarche clinique.

Une distinction importante : les échanges avec le personnel clinique de la propre équipe du psychiatre qui participe aux soins du patient ne constituent pas une entrevue avec un tiers au sens de cette règle.

Ce qui change : l’information peut maintenant voyager plus facilement

La récente Modification 119 à l’entente des médecins spécialistes vient clarifier les modalités de cette intervention lorsqu’elle est réalisée à distance, depuis le 1er octobre 2026.

L’entrevue avec un tiers peut maintenant officiellement être effectuée par téléphone ou par visioconférence, pour la clientèle hospitalisée, la clientèle hospitalière ambulatoire et la clientèle de cabinet, et ce, peu importe où se trouve le psychiatre, selon les modalités de télémédecine applicables.

C’est une petite modification, mais son impact sur l’accessibilité aux soins est bien réel :

la personne qui détient une information utile n’a plus à être au même endroit que le psychiatre ou le patient pour contribuer à la démarche clinique.

Un parent peut être à la maison.
Le psychiatre peut être à son bureau.
Le patient peut être hospitalisé.

L’information peut circuler, sans que la distance devienne un obstacle.

La note au dossier

La règle de l’entrevue avec un tiers ne prescrit pas précisément le contenu de la note médicale.

Une trace au dossier demeure toutefois importante pour documenter l’intervention. Son contenu devrait rester pertinent aux soins du patient.

Pour les psychiatres : qu’est-ce qui change concrètement?

Le psychiatre n’a plus à se demander si le téléphone remet en question la rémunération de cette intervention importante pour les soins de son patient.

Qu’il rencontre le tiers en présence ou qu’il le joigne à distance, le travail clinique demeure le même et les nouvelles modalités viennent maintenant mieux l’encadrer.

Une distinction demeure toutefois : l’entrevue réalisée par téléphone est rémunérée à 90 % du tarif applicable, alors que celle réalisée en visioconférence est rémunérée à 100 % du tarif applicable. De nouveaux éléments de contexte doivent également être utilisés lors de la facturation.

Et comme toujours, quelques subtilités demeurent…

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